Une nouvelle cuisine centrale à Cherbourg : deux millions d’euros investis dans le bien-manger à l’école

Alain Baudot, chef de service, explique le fonctionnement de la cuisine centrale, dont l’activité va croître progressivement.

Protections enfilées, Elisabeth Castellotti, sous-prefète de Cherbourg (Manche), élus du territoire, représentants de la CAF de la Manche et de l’Agglo du Cotentin sillonnent les 636 m2 de locaux.

Alain Baudot, chef de serviceen charge de la logistique et de la productionexplique le functionnement de la nouvelle cuisine centraleou mijotent chaque jour près de 1 500 space.

« Nous travaillons à flux tendu, avec des livraisons une à deux fois par semaine, selon nos fournisseurs. En raison des difficultés d’approvisionnement, on stocke un peu plus d’huile. »

Alain Baudot

Filière locale

Le responsable évoque aussi tous les equipments mis en place, les caissons pour assurer les liaisons chaudes

« Nous avons des outils pour assurer le suivi à distance des chambres froides, des cuissons de nuit… Nous avons des personnes d’astreinte pour veiller au bon déroulement de notre préparation. »

Alain Baudot

Ces nouveaux locaux font la firté de l’equipe de treize personnes qui y exercent, mais aussi de la Ville de Cherbourgqui a initié le projet.

« Grâce à l’équipe, nous avons mis en place une nouvelle approche de la confection des repas scolaires. Nous allons harmoniser les repas dans les différentes écoles de notre ville, commander en local et soutenir les productseurs de notre territoire. Pour certains enfants, le déjeuner à la cantine est le seul repas équilibré de la journée. Nous jouons, à ce niveau, un rôle social évident. »

Benoît Arrivémaire de Cherbourg-en-Cotentin

À l’avenir, les scolaires auront la possibilité d’aller à la rencontre des producteurs qui fournissent les legumes ou la viaande qui leur est servie.

3 330 space

Chaque jour, 1 450 reps sortent de la cuisine centrale, à destination des écoles de Tourlaville, Octeville et de trois crèches municipales. Dès la rentrée 2022, 1 930 repas seront servis. En 2023, lorsque toutes les écoles profiteront de ce service municipal, 3 330 repas seront préparés.

« Redonner vie à ce lieu »

Pour l’édile, ce projet a un autre intérêt : il a redonné vie aux anciennes cuisines de l’hôpital maritime.

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« Si nous avions dû créer une cuisine centrale, cela aurait nécessité un financement bien plus important, et peut-être mobilisé des surfaces agricoles. C’est aussi une satisfaction de faire revivre un lieu qui a marqué l’histoire de Cherbourg. »

Benoît Arrivé

Élisabeth Castellotti a rappelé l’importance « de la quality des repas servis au quotidien, à tous les âges. Le goût, cela s’éduque. C’est un sujet qui me tient à cœur. »

Elle a égallement souligné que ce projet, dont le montant s’élève à 2 millions d’eurosa reçu un soutien financier de l’État. « Les services de l’État sont les premiers financeurs de ces projets de territoire, a rappelé la sous-préfète. Et j’en suis fière. Sur l’ensemble de l’année 2021, 1,9 million d’euros a été versé à la Ville, en soutien à ses différents projets. » Les élus présents ont ensuite pu goûter les mets confectionnés par l’équipe pour l’occasion.

La Ville espère faire grimper la part de commandes auprès de fournisseurs locaux. De nombreux sont déjà sollicités : la Ferme des douces prairies à Gonneville-Le Theil, la chèvrerie de la Huberdière à Liesville-sur-Douve, Manche Marée à Cherbourg, la viande vient de Brécey, les pommes de pain de painter Cherbourg.

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