tombeurs de Rueil, ces Rochelais sont définitivement incroyables

Rueil prenait rapidement le score. On attendait l’équipe francilienne sur du jeu au large, c’est bien sous le cercle que celle-ci faisait la différence. C’était la tendance de ce premier acte pour le RAC. Le duo d’intérieurs (Thondique-Nguirane, 15 points à eux deux à la pause) pesait. L’équipe des Hauts-de-Seine contestait tous les tirs rochelais.

La Rochelle s’adapte

Gênés pour amener le ballon à Keith Wright, les Jaune et Noir étaient encore en mode adaptation. Peu adroit lors des dix premières minutes (40% d’adresse contre 60% pour Rueil), le Stade Rochelais faisait le dos rond (9-17, 7e). Il était difficile d’imaginer que Rueil tienne, néanmoins, ce niveau d’intensité. Un énorme shoot de Clerc faisait exploser le public (22-25, 12e). L’arrière réalisait encore une drôle de première mi-temps. L’expression être au four et au moulin semble d’ailleurs avoir été spécialement créée pour ce garçon si utile au collectif. Et qui aura enquillé 26 minutes d’affilée sans s’asseoir sur le banc !


Le public de Gaston-Neveur (1 688 spectateurs) est venu en nombre pour fêter ce nouveau succès synonyme de carré final.

Romulald Augé

Quand Gassama arrachait un rebond offensif pour faire passer les siens devant (26-25, 13e), La Rochelle avait expulsé toute la tension qui avait pu l’habiter jusqu’ici. Seguela et Dudit tenaient, eux, à merveille leurs rôles de joueurs d’impact. Les Stadistes avaient trouvé leur tempo en même temps qu’ils avaient relevé leur taux d’adresse (37-37, 20e). La pause n’allait pas ralentir cette dynamique.

L’impression de force qui émanait dans ces instants était tout simplement hors du commun

3e quart d’extraterrestre

La troisième période était bien celle d’une équipe en lévitation. Les « défense, défense » scandés par les plus de 1 600 personnes présentes dans le public faisaient mouche. Rueil était en cale sèche avec ses 6 minuscules points inscrits en 10 minutes. Pour un total minimaliste en seconde période (19 unités). L’attitude des partenaires de Warren Racine avait changé. Les yeux dans le vide, les hommes de Maxence Broyer n’avaient même plus la force de se parler, minés par l’énergie indestructible de leurs adversaires (53-43, 30e). Voir sur chaque possession Thinon et ses copains se bagarrer comme des morts de faim conféraient au plus grand des respects quant à l’investissement fabuleux de ce groupe.

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