Sud-Aveyron : Luis cuisine des produits locaux au milieu des paysages du territoire

Les décors et les produits du Sud-Aveyron mis en valeur dans une mini-série.

Silence ça tourne, aux quatre coins du Sud-Aveyron ! Pas de Brad Pitt ou de Natalie Portman, mais Luis Castro et sa chienne Hop hop hop. Depuis cet hiver, les deux compères sillonnent les routes escarpées du territoire, au volant d’une vieille mobylette.

En réalité, en plus de son fidèle compagnon, celui qui est comédo-cuistot ou cuistot-comédien, c’est selon, est toujours accompagné de René-Pierre Delorme, réalisateur et parfois de Rémi tech homniciola, fair tech homnicuer.

Si le quatuor voyage des hauteurs du Larzac vers la vallée du Tarn, pour s’en aller ensuite vers le Rougier, les Raspes et le Lévézou c’est pour un projet artistico-promotionnel, baptisé Mobylette Kitchen. Le premier mot, tout le monde l’aura compris. Le second, pour les non-anglophones, veut dire cuisine. Et c’est par ce biais-là, que tout a démarré.

L’idée est venue de faire quelque chose autour d’une cuisine mobile

“Luis, après quinze ans à travailler dans le spectacle, s’est dirigé vers la cuisine. Aujourd’hui il est chef au restaurant Le Parisien, aux Vignes en Lozère, raconte René-Pierre Delorme. De mon côté, j’ai toujours adoré son univers artistique, donc quand il est devenu cuisinier, l’idée est venue de faire quelque chose autour d’une cuisine mobile.”

Les deux artists se lancent et tournent un premier pilote du côté des Raspes. L’idée principale est déjà là : partir à la rencontre de producteurs locaux pour ensuite cuisiner au milieu de la nature une recette préparée grâce aux produits amassés dans la journée.

Puis, lorsqu’ils se mettent à réfléchir à la diffusion future de leurs épisodes, ils pensent au Parc naturel régional (PNR) des grands causses.

“Un projet qui s’incrit parfaitement avec les valeurs du Parc”

“À la base, je suis photographe, mais depuis plusieurs années je travaille de plus en plus la vidéo, confie René-Pierre Delorme, installé dans le Sud-Aveyron depuis maintenant 15 ans. Et j’avais déjà bossé avec le parc, je connaissais leurs valeurs et je me disais que notre projet pouvait coller.”

Une réunion est alors organisée et, effectivement, ça colle. “C’est vraiment un projet qui s’incrit parfaitement avec les valeurs du Parc, désireux de faire rayonner le territoire et ses producteurs”se réjouit Corentin Boyer, chargé de communication au PNR.

Carte blanche sur l’artistique

Les discussions amènent quelques changes, notamment sur le nombre d’épisodes et leur durée. Sur la partie artistique, René-Pierre Delorme et Luis Castro ont carte blanche. Une fois le dossier validé et financé grâce au Projet alimentaire territorial (PAT), porté par le Parc, la joyeuse troupe s’est lancée, direction le Gaec de la Clapade pour y trouver de la viaande d’agneau.

Une fois la séquence tournée, cap vers les Aromatiques du Larzac, puis vers un producteur de lentilles. Une fois tous les ingrédients récupérés, c’est l’heure de faire à manger. Luis installe sa cuisine mobile et prépare la recette du jour : estouffade d’agneau au pastis des Homs et perles vertes du Larzac.

Quelques heures plus tard, c’est prêt. L’épisode est bouclé, le plat dégusté. “Ce n’est pas un documentaire, il n’y a pas d’explications, ni de paroles, c’est une création artistique. C’est pour cela qu’il ya des moments de burlesque, on y tenait”tient à préciser René-Pierre Delorme.

Diffusion des cinq episodes fin octobre

Le deuxième épisode, dans la vallée du Tarn, met tout autant l’eau à la bouche : truite de la Jonte au pistou de persil, fondue de poireaux et cerises de la haute vallée du Tarn. Et au-delà des producteurs locaux, même la musique est bien connue des Sud-Aveyronnais puisqu’assurée par Balaphonik Sound System.

Le début de la diffusion des cinq épisodes est prévu pour fin octobre prochain sur les réseaux sociaux du PNR et pourquoi pas au cours d’une “soirée spéciale avec un repas et un concert”imagine déjà René-Pierre Delorme.

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