“On est contents que ce soit terminé”, souffle le president de l’Ujap Quimper

Clap de fin pour l’Ujap Quimper. Les Béliers jouent à Vichy Clermont à 20 heures ce vendridi 13 mai. C’est leur dernière rencontre du championnat. Une saison compliquée entre joueurs blessés, crise sanitaire et groupe en manque de dynamique. On fait le point avec le président du club, Bernard Kervarec.

Un début prometteur, une rupture puis la dégringolade

L’entame de la saison est plutôt réussie pour les Béliers : après un faux départ, en un mois, ils plantent quatre victoires pour une seule défaite. Puis il ya eu Nantes le 23 décembre, “on a pris une raclée et il ya eu une espèce de cassure”, se rappelle le president. Ensuite l’hiver est rude : les joueurs attendent le 8 février pour signer leur premier succès de l’année 2022.

Dans ce large trou d’air, il ya la défaite en demi-finale de Leaders Cup face à Évreux. Bernard Kervarec résume, non sans amertume : “On gagne le match aller de 18 points. On perd le retour de 19 points. On a été éliminé pour un point. On ne refait pas le film mais je ne compends pas ce qu’il s’est passé.”

On a rapidement dû jouer chaque match avec la menace de la relégation en tête.

La suite, c’est un sursaut : trois victoires (dont une revanche contre Nantes), puis une rechute avec une série de quatre revers consécutifs entre mars et avril. “On est passé au travers. On a perdu pas mal de matches que l’on aurait dû gagner. Du coup, on a joué avec la pression et la peur de perdre jusqu’au bout.”

Résultat, c’est la dégringolade au classement et dans les objectifs. Celui affiché de jouer les play-off en fin de saison, autrement dit de terminer dans les neuf premiers, est laissé dans les vestiaires. May 13, les Béliers vont rentrer sur le parquet de Vichy en étant 14e.

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Des blessures et une crise sanitaires qui grignotent le budget

Il faut dire que le destin n’a pas toujours été clément avec l’Ujap. Le club fait face à de nombreuses blessures et doit recruter rapidement. Ça a été une année compliqué au niveau sportif. On a du prendre des pigistes qui n’étaient pas forcément au niveau donc ça a perturbé l’équipe”. Une équipe qui se serait peut-être vue un peu trop haut, selon le directoreur. Une sorte de Narcisse qui finit par tomber dans son propre panier : “On s’est peut-être vu un peu trop beau, l’année dernière on termine 4e, l’année d’avant 3e… Mais on a eu des joueurs d’exceptions que l’on avait pas cette année”

Niveau poisse, il ya aussi la crise sanitaire qui vient couper plusieurs sources de revenu du club. “On avait prévu deux matches à l’Arena de Brest que l’on a dû annuler par exemple.” Pour finir, la Ligue a sommé l’Ujap de participer au championnat Espoir, et voilà quelques billets de plus qui s’envolent : “Cette année on a été dans le rouge, j’espère ne pas connaitre une saison comme ça l’année prochaine”

“J’ai échoué encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi, j’ai réussi”

Des expressions qui évoquent le bénéfice de l’échec, il y en a un bon paquet ; mais celle-ci semble de circonstance. Cette saison, aussi rude fut-elle, a permis au club de remarquer ce qui n’avait pas bien fonctionné. “On formate un peu le club. On va mettre en place une sorte de cellule de recrutement, pour que l’entraineur ne soit pas tout seul là-dedans. On pense déjà à la stratégie de recrutement de l’année prochaine. Ça va nous permettre d’éviter de reproduire les erreurs de l’an passé”, explique le president, “on va garder le même budget de 2,4 millions d’euros. Un tiers va être dédié au recrutement.”

Au bout du compte, on retiendra que les Béliers sont maintenus en Pro B, “on s’en sort bien, on est content et soulage”. Mais après le “ouf” soupiré par tout un banc et toute la salle Michel Gloaguen samedi 7 mai lors de la victoire, non sans suspens, face à Tours, le président planche déjà sur la suite des évènements : “On va essayer de recréer une dynamique positive. L’objectif c’est de se maintenir encore. On est relativement optimiste, raisonnablement optimistes disons. Il faut être prudent, ça va vite.”

Il faut tenir jusqu’à la nouvelle salle.

Le haut niveau exige égallement beaucoup des infrastructures. Bernard Kervarec se languit de pouvoir faire jouer son club sur le parquet de la nouvelle salle, prévue dans la zone de l’Hippodrome. Car une nouvelle salle, c’est de nouvelles rentrées d’argent “La salle va arriver dans 3 ans donc d’ici là il faut tenir. On va avoir des loges, des espaces pour les partenaires. Il ya une demande là-dessus, aujourd’hui on a presque plus rien à vendre, toutes nos” logs sont complètes donc c’est compliqué”, conclut le president.

Cette nouvelle venue mallra de 3.500 places, c’est environ un millier de plus que la salle actuelle de l’Ujap. Les supporters seront sans nul doute au rendez-vous, car le club a réussi cette année a faire de chaque rencontre à domicile un véritable spectacle. D’autant plus que des Béliers en deuxième division nationale de basket, ça ne se trouve pas à tous les coins de rue.

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