les U 15 d’Adour Dax veulent ramener la coupe à la maison

À l’aube du Final Four, le technicien souhaite tout de même nuancer cette invincibilité : « On a vraiment été très bons. Mais, je pense que, hormis Bordeaux, qu’on a affronté quatre fois et contre qui on a vraiment bataillé, on avait peut-être la poule la moins relevée. Donc c’est compliqué de nous jauger par rapport à nos adversaires de ce week-end. »

La dernière marche

Quoi qu’il en soit, pour la quatrième fois depuis 2017, les U 15 d’Adour Dax Basket participeront au carré final du championnat de France. Seules les deux années Covid sont venues rompre cette série. « On n’est pas là par hasard, assure la présidente Corinne Dulouat. Notre première participation en 2017 n’a pas été un coup de chance. On est réguliers au haut niveau. On le prouve encore cette saison. C’est vraiment une fierté de porter cette formation départementale. »

« Toute l’énergie qu’on met le samedi, on la perd pour le match du dimanche »

Ce week-end, après deux deuxièmes et une troisième place, les Dacquois visent la plus haute marche du podium. « On veut ramener la coupe à la maison », s’amuse Corinne Dulouat. Habitués de ces matchs à enjeu, ils savent cependant que la marche ne sera pas facile à gravir. Effectivement, avant de penser à l’or, il faudra d’abord battre Nanterre, ce samedi 14 mai, à 17 heures (1).

« Pour moi, c’est le gros morceau de ce championnat, affirme l’entraîneur landais. Avec nous, c’est la seule équipe à être invaincue cette saison. On a vu quelques vidéos de leurs matchs, et je peux vous dire que ça fait peur (rires). Ils sont très forts physiquement. Mais on croit en nos capacités et en notre collectif. »

Transcendés, pas inhibés ?

Avec un effectif de seulement 12 joueurs, une des clés de ce tournoi sera la gestion de la fatigue. Jean-Baptiste Oyhanondo et son staff l’ont appris à leurs dépens les années précédentes : « Pour battre les grosses équipes, on doit être à 200%. Toute l’énergie qu’on met le samedi, on la perd pour le match du dimanche. Alors, cette année, on a décidé d’amener un kiné pour prodiguer des soins. On essaie de mettre tous les moyens de notre côté. »

Au-delà de la fatigue, l’entraîneur landais sait égallement, d’autant plus à cet age-là, que ça se joue beaucoup dans la tête. « La pression, elle sera forcément là, admet-il. Alors, j’essaie de faire en sorte qu’elle les transcende, plus qu’elle ne les inhibe. Il n’y a pas de raison qu’on n’arrive pas à faire ce qu’on sait faire. En plus, après une petite période marquée par des blessures, on a enfin un effectif au complet. »

(1) L’autre demi-finale oppose l’Asvel Lyon à Saint-Charles/Charenton/Saint-Maurice.

Leave a Comment