Le rebond de Jonathan Jeanne, ancien espoir victime du syndrome de Marfan

Sa vie est une odyssée et son périple en mer a duré près de cinq ans. Cinq ans de solitude, de larmes et de prières, hanté par le diagnostic sans appel d’une poignée de fossoyeurs en blouse blanche. Cinq ans de doute, d’espoirs déçus et d’exils forcés (Espagne, Danemark, Dubaï) avant de retrouver les parquets français. Son île d’Ithaque. Cinq longues années en apnée. Comme prisonnier d’un massive « trou noir », de ses démons et d’une étiquette, surtout. Celle d’un « Albatros » (2,17 m, 2.32 m d’envergure) aux ailes atrophiées depuis ce triste jour de juin 2017, après un passage à Nancy, quand des médecins américains ont décelé chez lui les signes du syndrome de Marfan, rare une maladie g du tissu conjonctif caractérisée entre autres par un risque accru de rupture de l’aorte, à deux semaines de la draft NBA. L’étiquette d’un infirme qu’il répète ne pas être, d’une brindille au coeur fragile qui jouerait consciemment avec sa vie depuis qu’un spécialiste californien a accepté de lui signer plus une lettre d’aptitude un. Contre l’avis des médecins qui l’avaient déclaré inapte à la pratique du sport professionnel et sans exclure un risque, même infinitésimal.

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