Le business du chat. Garderies à domicile ou pensions hôtel, du sur mesure en Normandie

En dix ans, le budget consacré aux chats a explosé. Accessoires, nourriture, santé et confort… Il y en a pour tous, pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Épisode 3, dans l’univers ouaté d’une pension pour chats à Val-de-Reuil.

Shami profite du soleil d’avril pour lézarder sur le parking de la maison de Célya et Ludovic Lecoq à Val-de-Reuil. Le matou approche de la vingtaine d’années et a marqué la vie du couple. Célya travaille en milieu médical au début des années 2000 quand elle commence à envisager de faire de la pension pour chats son activité professionnelle. Mais pas question d’aller trop vite. Elle étudie sérieusement le projet, mesure la faisabilité. Elle suivra aussi un peu plus tard une formation de comportementaliste.

Notre reportage en vidéo à la pension « Chez Shami »


Un hôtel conçu pour les chats

En 2009, elle rencontre son futur mari, Ludovic. Ce dernier découvre par la même occasion Shami, le chat qui partage le quotidien de Célya. Le couple et le félin s’installent dans une belle maison à Val-de-Reuil, en 2011. L’achat ne s’est pas fait au hasard, il est clairement prévu que l’endroit permettra de réaliser la, mieux, l’hôtel pour chats qui porte déjà un nom : « Chez Shami ». Progressivement, au rythme des démarches administratives et des obligations techniques, l’hôtel prend form. Il s’agit d’un bâtiment spécifiquement construit pour l’accueil des chats, à l’écart de la maison. Ici, tout est d’une propreté sans faille. Le couloir central est coquet, avec son éclairage soigné. Chacune des studettes, ces mini-appartements pour chats, est numérotée, les portes vitrées sont décorées.

Même souci du détail à l’intérieur, les matous ont droit à des boîtes cachettes, des étagères pour se percher, un arbre pour grimper, une litière toujours propre et une chatière donnant sur un jardinet individuel’ les her, greffiers aiment mâchonner. Détail qui plaît particulièrement aux propriétaires, chaque box est doté d’une caméra permettant de visionner, via un code, en direct l’activité du félin, quelle que soit l’heure et quel que soit l’endroit de la planète où l on se trouve. Une cliente partie plusieurs mois au Japon aura sans doute apprécié ce lien virtuel avec son chat, forcé de rester en France le temps de ce déplacement professionnel. Les tarifs sont modulables en fonction de la durée, mais la base est de 13 euros par jour hors vacances et 15 euros en période estivale.

La formule plait

Célya et Loïc peuvent légitimement être fiers de leur pension. Ils restent professionnels avant tout, et tiennent à conserver une certaine rigueur. Le premier contact avec un client se fait par mail ou téléphone. Une visite de découverte, sans le chat, est ensuite calée. « Nous avons tous types de personnes, des aisées, des moins aisées, des Parisiens, des Normands… Mais tous aiment leur animal et c’est le principal », explique Loïc.

Chez Shami accueille aussi bien les chatons que les seniors, à condition qu’ils soient à jour de vaccins, identifiés et stérilisés. Célya tient aussi à connaître mieux l’animal grâce à une fiche de renseignement ; alimentation, sociabilité, santé, caractère… Tout doit y être. La formule plaît, au point qu’un deuxième bâtiment a été créé, permettant au total d’offrir le gîte et couvert à 60 matous de tous poils en période de pointe. Voilà de quoi assurer de la compagnie à Shami et à Marcel, le deuxième chat officiel de la famille.

Plus de renseignements sur https://www.chez-shami.fr/


Du «pet sitting» pour des matous craignant la solitude

Nina Gil a lancé son activité de pet sitting à la fin de l’année 2021. Pour cette Rouennaise de 29 ans, il ne s’agit pas d’un choix fait à la va-vite. Adolescente, elle était bénévole dans des associations de protection des animaux. Elle a passé ensuite son diplôme d’éducateur canin et a créé une micro-entreprise. A sociologist proposes du gardienage on domicile de chien, chats, and animaux de compagnie. L’idée est que l’animal ne quitte pas sa maison et le pet sitter vient chez lui. Ces missions peuvent être ponctuelles ou s’étaler sur des périodes longues, le principe étant que Nina vient au moins une fois par jour pour changer la litière, renouveler l’eau, donner de la nourriture et passer du tempanis a. Il en coûte 17 euros de l’heure (en général une heure par jour). Elle propose aussi d’assurer les promenades des chiens. « Mais les chats, c’est quasiment 100% du pet sitting. À chaque garde, j’envoie des photos du chat par mms aux propriétaires », precise Nina.

Retrouvez tous les professionnels de la garde d’animaux sur https://www.resanimo.com

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