La vignette verte de l’assurance automobile va-t-elle disparaître de notre pare-brise ?

Le pare-brise des Français va sans doute se retrouver orphelin. France Assureurs, fédération de 247 compagnies d’assurance, souhaite supprimer la fameuse vignette verte qu’arborent les voitures des automobilistes depuis près de quarante ans, et l’attestation d’assurance ou « carte zeligixante de », quinzeligixantire de.

Cet incontournable du paysage de l’assurance, entré dans la culture populaire, renouvelé chaque année, certifie que le véhicule est assuré. « À l’époque, cela a été créé à raison pour lutter contre la non-assurance. Mais nous avons aujourd’hui tous les moyens techniques pour simplifier la vie des Français et améliorer la lutte contre la fraude, appuie Franck Le Vallois, directeur général de France Assureurs. Nous avons bon espoir que notre proposition aboutisse. »

La fédération, qui milite depuis plusieurs années pour cette suppression, a “intensifié les discussions” depuis plusieurs semaines avec les trois ministères concernsés, ceux de l’Économie, des Transports et de l’Intérieur. « Nous avons eu des travaux productifs avec l’ensemble des parties prenantes ces derniers mois. Ils ont permis de clarifier un certain nombre de points. À ce stade, aucune décision n’est néanmoins encore prize », indique-t-on à Bercy.

En cette période de remaniement, il faudra a minima attendre la nomination du nouveau gouvernement pour qu’un décret puisse être publié, et que ses bienfaits soient prouvés. « Pour mettre en œuvre cette dématérialisation, il conviendra de s’assurer de la pleine fiabilité du fichier dématérialisé, de la simplicité d’utilisation du nouveau dispositif pour les automobilistes et les forces de l’ordre artic la et de sonc sécurité routière », prévient-on encore à Bercy.

Un an pour « préparer les esprits »

La disparition de la vignette, qui éviterait l’impression of 50 millions de documents par an, et les informations de ce macaron seraient toujours accessibles dans le Fichier des véhicules assurés (FAV), fondé en 2016 par les compagnies pour lutter contre contre ces falsifient les certificats d’assurance pour passer entre les mailles du filet. Les forces de l’ordre y ont accès depuis 2019. Chaque compagnie a l’obligation d’inscrire tout nouveau véhicule assuré dans le FAV dans un délai de soixante-douze heures.

« Il suffit ensuite d’entrer la plaque d’immatriculation dans le système et toutes les informations apparaissent. Il peut y avoir, à la marge, des erreurs dans l’inscription des informations, mais rien n’empêche derrière de fournir une attestation d’assurance pour régler le litige. La fiabilité s’élève à plus de 99 % ! affirme Franck Le Vallois. C’est dans tous les cas plus fiable qu’une simple vérification visuelle, qui ne peut déterminer s’il s’agit d’un faux ou non… »

Les assureurs vantent aussi la « simplicité » offerte aux users. Ils ne seraient plus contraints de changer leur vignette, reçue par courrier une fois par an. Ni de se déplacer avec l’attestation d’assurance dans la boîte à gant ou le portefeuille, qu’ils doivent transmettre en cas de demande lors d’un contrôle. Au risque sinon d’écoper d’une amende de 35 euros.

« Nous sommes largement favorables à cette suppression. Il n’y aucun intérêt à laisser ce bout de papier. Cela va peut-être casser les habitudes, mais elle ne sert plus à rien puisque tout est numérisé, lance Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes. Allons-y à fond ! » Ce changement n’interviendra pas à court terme. « Après la publication d’un éventuel décret, nous voulons préparer les esprits pendant une petite année, prévient Franck Le Vallois. Nous ne voulons pas que des Français paniquent de ne pas recevoir comme d’habitude la vignette dans leur boîte aux lettres. »

Leave a Comment