dear Game 7, quand la jauge basket du kiff est à son zénith

Dans quelques heures, Suns, Mavs, Celtics et Bucks vont batailler pour récupérer les deux derniers bills pour une place en Finale de Conférence. Chacune de ces équipes n’a que 48 minutes pour sortir le grand jeu, l’occasion de rendre un hommage appuyé à ce fameux match décisif, ce cher Game 7.

Dans une saison NBA, de nombreuses choses peuvent hyper un fan. Il ya tellement de matchs, tellement de perfs incroyables à commenter, à décortiquer, les petites phrases des uns et des autres, les attentes, les succès et les déceptions. Bref, il n’est pas compliqué de s’ambiancer pendant la régulière. Mais au moment d’atteindre les Playoffs, on entre dans le vrai, on comprend pourquoi on se lève la nuit et pourquoi on préfère ressembler à Voldemort le matin plutôt que de rater ça. Si la postseason est la cerise sur le gâteau, le Game 7 serait alors une pyramide de chantilly qui resterait suspendue sur le fruit rouge. Le Game 7 est l’essence même de ce sport, le moment où le temps semble s’arrêter pour aboutir à une seule vérité : la victoire ou les vacances. Peu importe les joueurs qui sont sur le terrain, les accomplissements passés, le classement, les titres, les récompenses individuelles, le montant du contrat déjà signé ou à venir, chaque équipe a 48 minutes pour de son decider. Force, quand les attentes sont déjà élevées ou que l’équipe est attendue au tournant (le champion en titre par exemple, ou un groupe qui doit faire respecter fans son statut), cela ajoute une certaine intensité, une surpression pour tellement les grisante leurs sièges.

Pour les joueurs égallement, ce sentiment est le plus intense. Ils peuvent en planter 40 sur un match de régulière, c’est pas pour autant qu’on se rappellera d’eux. Tu fais la même chose sur un Game 7 et c’est clairement pas le même trip. Tout reste en mémoire dès qu’il s’agit d’un Game 7. Imaginez un joueur du bout du banc qui, pour une raison ou une autre, se retrouve avec le shoot de la gagne lors de la dernière manche au premier tour. Bingo, il le met. Imaginez ensuite que son équipe, avec lui reparti en bout de banc et qui ne dispute pas une minute de plus, remporte le titre quelques semaines plus tard. Est-ce qu’on va se dire, oh il a marqué juste trois points sur toute la postseason, quel nul ? Non, on va se dire que la coupe n’aurait peut-être pas atterri sur l’étagère sans lui. Et bim, un illustre inconnu vient de devenir un héros local. Tout est amplifié avec un Game 7. Le beau est rendu encore plus beau, le moche est encore plus moche, le choke est encore plus crade, c’est une usine à What if et le moindre détail peut hunter des fanbases sur plusieurs années. On parie que les fans des Nets sont tous capables de nous donner la taille de pointure de Kevin Durant ? 52 or 51 ? On a un petit doute.

Bien sûr, on peut assister à deux gros blowouts ce soir, rien n’est écrit à l’avance et personne ne pourra nous dire qu’on a vendu un truc faux mais, s’il ya bien un moment où il faut se poser devant un match de ballon orange, c’est un Game 7. Si l’une des quatre équipes engagees ce soir devait remporter le titre NBA dans quelques semaines, évidemment qu’on se rappellerait de ce jour comme un des moments bagondateurs de la . Tu arraches un Game 7, encore plus pour ceux qui sont à l’extérieur, et puis tu réussis à atteindre le Larry O’Brien ? Bah, ça marque ! Savez-vous combien de Game 7 ont eu lieu l’an passé ? Seulement trois sur l’ensemble des Playoffs. Les trois en question : Nets – Bucks, Sixers – Hawks et Clippers – Mavs. On a déjà parlé des chaussures de KD, sinon on a eu un match en 46/14/6 de Luka contre LA et quelque chose nous dit que les fans des Sixers n’ont pas zappé non plus la défaite contre Atlanta ni les déclas en après-match. C’est fou comment 48 minutes peuvent changer le destin d’une franchise hein ? Voyons ce que nous réserve cette cuvée 2022.

Les quatre équipes de ce soir connaissent la règle : plus de calculs, plus de certitudes, juste une rencontre pour tout donner et espérer voir la suite des Playoffs. Kobe avait rendu hommage au ballon orange à travers son Dear Basketball, nous on se contentera d’un simple Dear Game 7.

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