Covid long : des poches du virus cachées dans l’intestin expliqueraient la persistance des symptômes

Une étude démontre la présence d’un réservoir viral actif dans le corps des patients qui présentent des symptômes des mois après leur contamination.

Un formidable espoir pour les personnes atteintes de Covid long. Et pour un diagnostic futur plus fiable….

Des chercheurs de la Harvard Medical School ont mis en évidence la présence de protéines du coronavirus dans le sang de patients qui presentent un Covid long jusqu’à un an après leur contamination.

Et la protéine en question n’a pas été détectée dans le sang de personnes qui n’avaient pas de symptômes persistants, comme le rapporte The Guardian.

Les patients atteints de Covid long ont donc encore du virus present dans leur corps.

Ce sont les résultats très convaincants de cette petite étude menée sur 63 personnes qui ont été publiés le 16 juin dernier dans medRxiv.

Les scientifiques ont donc émis l’hypothèse que des réservoirs du virus devaient force persister pour qu’il soit encore présent dans le sang.

Des poches cachées contenant un réservoir de virus actif se trouvent inévitablement dans le corps.

Et pour eux, elles pourraient se trouver dans l’intestin.

La présence du virus dans les selles des enfants

Pourquoi l’intestin ? Car les auteurs se sont servis de recherches antérieures, notamment celle publiée dans Critical Care Explorations qui faisait état de la présence du matériel génétique du virus dans les selles des enfants atteints par le PIMS, syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique qui se déclenche des semaines après la contamination.

Lorsque ces derniers étaient soignés avec un traitement qui réduisait la perméabilité des parois intestinales, les symptômes s’estompaient et même disparaissaient.

Similarité chez les adults ?

Donc ce fonctionnement pourrait être similaire chez les adultes. D’ailleurs d’autres recherches, publiées dans Cell le 10 juin dernier, ont mis en évidence que du matériel génétique du virus avait été détecté dans les matières fécales de patients, adultes cette fois, des semaines et des mois après la contamination.

Ces derniers avaient signalé des douleurs abdominales et des problèmes gastro-intestinaux.

Les chercheurs de l’Université de Stanford expliquent que leur “travail présente des preuves convaincantes de l’infection par le virus dans l’appareil digestif et suggère un rôle possible pour l’infection à long terme dans des syndromes tels que le Covid long.”

D’autres recherches, publiées dans National Library of Medecine, le 1er mai dernier concluaient que la persistance de l’antigène du Covid dans l’intestin notamment, était un facteur du syndrome de Covid long.

Les scientifiques espèrent ainsi que ces découvertes puissent permettre de lancer des recherches plus larges et des essais cliniques pour étudier cette persistance virale et permettre de diagnostiquer plus facilement le Covid long et de le soign

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