Basket : l’Elan Béarnais sur un air de finale

Samidi, à l’occasion d’une revanche annoncée par Strasbourg dans le…

Samedi, à l’occasion d’une revanche annoncée par Strasbourg dans le cadre de ce match reporté de la 28e journée, le mode opératoire a été identique, le vainqueur aussi. Avec dans le rôle du grand « méchant » Hamady Ndiaye ! Relancé après une première mi-temps bridée par les fautes (2) et l’abattage de Vitalis Chikoko (14 pts et 8 rebonds à la pause, 22 et 14 au final), le condor sénégalais est entré dans la fait par, au moment à sept minutes de la pause, quand la défense béarnaise commençait à poser de sérieux jalons.

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Basket : Brillant face à Strasbourg (88-76), l’Elan assure sa place en playoffs

Porté par un Chikoko dominant, des arrières Bibbins et Jefferson virevoltants et un Leloup rajeuni, l’Elan Béarnais a dominé Strasbourg (88-76) comme en finale de la coupe de France. Cette 18e victoire de la saison valide la qualification pour les playoffs. Les Palois connaîtront leur adversaire mardi soir à l’issue de la dernière journée de saison régulière.

Hamady Ndiaye, serres affûtées, a déployé ses ailes et pris possession de son cercle. Pas question qu’un rouge s’en approche ! Un à un, tous les Strasbourgeois sont ainsi venus se fracasser les os sur l’intimidant paratonnerre palois, auteur de 5 contres spectaculaires voire humiliants en autant de minutes. Un drapeau blanc aurait surgi sur le parquet, les Alsaciens s’en seraient saisis sur-le-champ.

Objectif(s) rempli(s)

« On avait analysé la finale de la Coupe de France durant laquelle ils nous avaient impactés et on voulait prendre notre revanche… Mais ils nous ont encore bosculé », ne pouvait que constater Lassi Tuovi. « Il faut donner du crédit à Pau, c’est la seule équipe contre qui nous avons perdu deux fois cette saison et ils méritent ces victoires. Ils savent utiliser nos faiblesses, plusieurs indicateurs le montrent encore ce soir », recensait le coach finlandais de la SIG. « Le seul point positif de tout ça c’est que nous ne pourrons pas affronter Pau en quart de finale des playoffs », ajoutait-il non sans une pointe d’humour.

Avec 21 points d’avance à la fin du troisième quart-temps, le match était plié. L’Elan venait de réaliser une performance de haut vol face à un adversaire qui lui fait toujours très peur en amont, mais qui ne peut pas grand-chose quand les Palois sont animés de telles résolutions défensives.

« C’est une vraie satisfaction après avoir connu une passe difficile et quatre défaites de suite à domicile », savourait Eric Bartecheky. « Le fait de se retrouver dos au mur a révélé le meilleur visage de l’équipe », appréciait évidemment le coach qui a rempli l’objectif majeur de la saison, le Top 8, après avoir soulevé la Coupe in Paris.

La frayeur Jefferson

« Sur les deux matches contre la SIG, on est consistant 40 minutes, sans hauts ni bas. On doit s’appuyer là-dessus », relevait de son côté un Jérémy Leloup plus fringant que jamais. Profitant de la blessure d’Archie (genou, out jusqu’à la fin de la saison), le capitaine s’est révélé comme la courroie de transmission parfaite entre les deux lutins virevoltants (25 d’évaluation pour Bibbins, 24 pour Jefferson) et le chantier intérieur des complémentaires Chikoko et Ndiaye. Après les 14 rebonds de mardi (record en carrière), Leloup a égalé son record de points sous le maillot palois avec 21, souvent dans les moments les plus stratégiques de la partie. « Je me sens bien, je retrouve la confiance au bon moment, celle qui m’a manqué un peu cette saison. »

Elle arrive à point nommé, car comme le martèle l’ailier-fort, « en playoffs on aura vraiment besoin de tout le monde. » Jefferson en sera puisque la frayeur de fin de match et ce retour au vestiaire la cheville en l’air ne devrait pas empêcher le deuxième meilleur scoreur de la Ligue de tenir sa place à Roanne. « Il s’est tourné la cheville tout seul, mais cela n’a pas l’air d’être trop méchant», confirmait son entraîneur.

En parfait état de marche sur le terrain, l’Elan doit désormais patienter jusqu’au verdict de la dernière journée, mardi soir, pour découvrir l’identité de son adversaire : Monaco, L’ASVEL ou Boulogne-Levallois. Plutôt que de spéculer sur tel ou tel adversaire, Jérémy Leloup préférait retenir que son équipe “s’est prouvée qu’elle est capable de battre de grosses équipes”.

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