Bagneux: il frappait son chien et le martyrisait avec un collier électrique

Le chien vivait en permanence avec un collier à impulsion électrique, cet appareil de dressage contesté, en principe utilisé pour empêcher les canidés de s’éloigner ou d’aboyer. Mais Bandit, un croisé Dogue, lui, recevait constamment des décharges. « Au point de se tordre de douleur », précise un proche de l’affaire. Au point aussi de provoquer, sur la peau de son cou, des brûlures transformées en plaies infectées.

Ce sévice n’est pas le seul que son proprietaire lui a fait subir. « Il faisait courir le chien derrière son scooter, à fond », ajoute un autre proche de l’enquête. « Et il le battait. »

C’est d’ailleurs lorsqu’une voisine de ce maître maltraitant a assisté à une scène violente que l’alerte a été donnée. Cette femme an appelé la SPA, témoignant de coups assénés dans le ventre de l’animal contraint de porter l’infernal collier. Plusieurs signalements décrivant les mauvais traitements infligés ont été adressés à la SPA en tout début d’année.

La SPA a déposé plainte

En février dernier, un délégué enquêteur de l’association s’est déplacé à trois reprises chez le proprietaire, qui n’a jamais ouvert sa porte. La SPA lui a alors adressé une lettre de mise en demeure. Dont il n’a pas tenu compte. Et les témoignages sur le comportement du proprietaire de Bandit ont continué d’affluer. Aussi, le 9 avril dernier, l’association a déposé plainte pour actes de cruauté.

Ce mardi, la police s’est rendue chez cet homme de 31 ans, rue Louis-Pasteur à Bagneux. Il était absent. Les policiers sont entrés dans son appartement, ou ils ont découvert l’animal soumis aux impulsions du collier électrique et en très mauvais état. Le chien, âgé d’environ 2 ans, est maintenant pris en charge par l’association de protection animale.

Son propriétaire, lui, a été convoqué au commissariat, où il s’est présenté mercredi. Placé en garde à vue, il a affirmé qu’il remettrait le collier à son chien dès qu’il le récupérerait. Ce n’est pas près d’arriver. L’homme devra d’abord s’expliquer devant le tribunal correctionnel de Nanterre, où il est convoqué en mars de l’année prochaine. Il risque trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros. Et l’interdiction définitive de détenir un animal. Si les juges prennent une telle decision, la SPA pourra proposer le chien à l’adoption. D’ici là, l’association va le soigner et tenter de lui redonner confiance en l’homme.

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