AWS, Azure et Google phagocytent le cloud en France

Le marché du cloud public en France est très majoritairement contrôlé par les trois géants americains, AWS, Azure et Google, dont les parts de marché ont même tendance à augmenter. Les acteurs européens et français ne conservent que des miettes.

La souveraineté en matière de cloud public en France est loin, très loin. Un récent rapport de Markess by Exaegis, un cabinet spécialisé sur les marchés français du numérique, analyse spécifiquement le marché du cloud en France.

AWS, Azure et Google contrôlent 71 % du marché du cloud public en France…

Et le résultat est édifiant. Les trois géants US du secteur, Amazon Web Services (AWS), Microsoft Azure et Google Cloud contrôlent en effet 71% du marché des infrastructures (IaaS) et des plateformes (PaaS) de cloud public en 2021. AWS fait largement la course en tête , avec 46% de parts de marché, suivi par Azure (17%) et Google Cloud (8%). « Rarement un marché du numérique n’avait été si concentré », pointe mark.

Les autres fournisseurs sont obligés de se concentrer sur « des segments spécifiques (cybersécurité, plateformes applicatives, cloud souverain ou encore gestion de cloud hybrid et multicloud) »Selon Markess.

Les acteurs européens et en particulier français (OVHcloud, Orange Business Services, Scaleway, 3D Outscale) existent essentiellement grâce à leurs offres souveraines, respectueuses des normes européennes et de la doctrine SecNumCloud’ mise en placene paré le.

… et 80 % de la croissance !

Mais ce marché, s’il concerne des entreprises, administrations et services critiques, demeure microscopique face à celui des grandes entreprises, des PME et des particuliers.

D’ailleurs, AWS, Azure et Google ont capté 80% de la croissance du cloud public en France en 2021. C’est à dire qu’ils ont renforcé leur position. La croissance globale du marché était de 35%. Celle d’Azure est de +53%, celle de Google Cloud de +48%, et celle d’AWS de 36%.

Qui plus est, chacun des trois géants investit chaque année plus massivement que l’ensemble de l’écosystème européen, laissant peu d’avenir pour un cloud public european dominant, même à moyen terme.

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