Assurance-vie : l’investissement socialement responsable progresse

LE GRAPHIQUE DE LA SEMAINE

Longtemps considérée comme à la traîne en matière de finance « durable », l’assurance-vie est-elle en train de rattraper son retard ? Les chiffres communiqués le 30 mars par France assureurs (l’ex-Fédération française de l’assurance) témoignent en tout cas d’un bond en avant réalisé en 2021 dans ce domaine. Avec une hausse de 33% des encours des unités de compte (UC) arborant au moins un label de la finance durable.

Au sein de l’assurance-vie, les unités de comptes sont les supports d’investissement n’offrant pas de garantie du capital, contrairement aux fonds en euros. Au total, selon France assureurs, ce sont ainsi 123,9 milliards d’euros qui sont investis via des unités de compte labellisées soit ISR (label d’Etat pour l’investissement social responsable), soit Greenfin (label d’Etat pour les produits dédiés à la finance « verte »), soit Finansol (label dédié à la finance solidaire).

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Ces 123,9 milliards d’euros investis “durablement” représentent environ un quart de l’encours des unités de compte de l’assurance-vie à fin 2021 (499 milliards d’euros) et un peu moins de 7% de l’ encours total de l’assurance-vie, fonds en euros compris, donc cette fois (1 876 milliards).

« Un besoin sociétal »

Depuis début 2020, tous les nouveaux contrats d’assurance-vie multisupports, c’est-a-dire comportant des units de compte, doivent proposer, au choix de l’assurance, au moins une unit de compte ISR, ou une unit de compte solidaire (le fonds « tamponné » doit notamment consacrer 5% à 10% de son actif au financement des entreprises solidaires d’utilité sociale, dites ESUS) ou une unité de compte Greenfin.

et depuis début 2022, c’est au moins une unité de compte de chacune de ces trois catégories qu’il faut proposer dans tous les nouveaux contrats. Des obligations issues de la loi Pacte (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), votée en 2019.

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Mais si ces unités de compte se développent, « ce n’est pas parce que c’est une obligations », mais parce qu’elles « rencontrent un besoin sociétal »a tenu à préciser Florence Lustman, présidente de France assureurs, lors de la présentation de ces chiffres, évoquant « une demande des assurés, en recherche de sens pour leur épargne ».

Encours des UC solidaires et Greenfin faibles

Les unités de comptes « durables » recensées ici sont en réalité surtout des fonds labellisés ISR (ils pèsent 123,4 milliards d’euros) – les encours des UC solidaires et Greenfin restant faibles, à seulement 1,1 milliard milliards d’euros, respectivement, d’après les données de France assureurs.

En pratique, les unités de compte peuvent arborer plusieurs de ces labels (c’est pourquoi la somme des investissements par label est supérieure au total des investissements «durables» en unités de compte).

A noter que les chiffres présentés par les assureurs sont beaucoup plus élevés que ceux publiés en septembre 2021 dans le rapport du comité de suivi et d’évaluation de la loi Pacte, différédé part que des ques expélog en lique félog.

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