Assurance-vie : l’épargne handicap pour compenser de faible revenus

Les personnes en situation de handicap peuvent bénéficier d’un avantage fiscal lié à la souscription d’un contrat d’assurance-vie : elles peuvent déduire de leur impôt sur le revenu 25 % des versements dans la limite de 1 par an €525 , auxquels s’ajoutent 300 euros par enfant à charge. La réduction d’impôt maximale s’élève à 381,25 € (25 % de 1 525 €) pour une personne sans enfant. Pour une personne ayant deux enfants, le plafond de versement s’élève à 2 125 € (1 525 + [300 x 2]), soit une réduction maximale de 531,25 € par an.

Six ans de détention minimum

« L’avantage fiscal est conditionné à la conservation du contrat pendant six ans au minimumrappelle Pauline Lefel, responsable des partenariats Île-de-France de l’Union nationale d’épargne et de prévoyance (Unep). De plus, le souscripteur doit être atteint d’une infirmité l’empêchant d’exercer une activité professionnelle dans des conditions normales de rentabilité. » Il faut donc vérifier que votre taux d’invalidité et vos conditions de travail répondent aux conditions du contrat.

Un contrat d’assurance-vie (presque) comme un autre

Dans la pratique, les contrats épargne handicap sont des contrats d’assurance-vie comme les autres. Leur fiscalité est identique, tant durant la vie du contrat qu’en cas de sortie, en rente ou en capital, ou en cas de décès du souscripteur. Ils bénéficient cependant d’un autre avantage fiscal : les prélèvements sociaux sur le fonds en euros ne sont prélevés qu’en cas de rachat, et non pas chaque année comme c’est le cas pour un contrat classique. « Et en cas de succession, au décès du souscripteur, ils ne seront pas prélevés »precise Pauline Level.

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